Jeudi 17 Janvier

Publié le par Salamandre

Ou comment voir appliquer ses cours de psycho.

Au mois de septembre, nous avons eu un certain nombre d'heures de cours avec une psychologue clinicienne qui nous a tracé les grandes lignes des boulversement psy de la conception à la fin de l'adolescence.
Et donc forcément de l'implication d'une grossesse dans la vie d'une femme, puisque dans certaines places on peut être ammenée a travailler avec cette population là.
Résumé de cour : "Lors du premier trimestre de la grossesse, la femme subit un enorme boulversement hormonal et psychologique. Elle peut être très irritable, émotive, inquiète (pour elle, pour l'enfant, pour sa vie qui va changer surtout une primipare)"

Journée de cours classique, je me rend à l'école en bus-métro. Le métro à 8h du matin, je suppose que vous avez tous plus ou moins cette expérience là... pour une femme enceinte très sensible aux différentes odeurs c'est un supplice. Plus les coups de coude involontaire bien dans le nombril, les petits vieux qui te bouffe des yeux rien que parceque tu leur laisse pas ta place, mais en ce moment si je voyage debout je retapisse la rame alors... Bref j'arrive en cours ou quand je ne monte pas 4 étages c'est 3... Avec comme accueil les odeurs de café, de gateau et même une odeur d'oignon ce matin (j'avoue j'ai pas compris), le tout mélangé à l'odeur de terre, poussère diverse due aux travaux juste devant l'entrée de l'IFAP. J'arrive donc en cours blanche comme un linge, le coeur aux lèvres et juste assez de conscience pour m'asseoir et récupérer un peu. Près de la porte pour pouvoir respirer un peu. Parceque 35 minettes dans une salle, c'est 35 mélanges différents de déo/parfums/produits cosmétiques divers.
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Pas facile...
Bref là n'est pas l'important. Vu qu'en ce moment je me reveille à 5-6 heure du matin sans pouvoir me rendormir, il y a un moment ou forcément je tient pas très bien, quoique par chance ça m'arrive pas tout les jours. résultat j'ai somnolé 10 minutes pendant le discour de la formatrice. Pourtant j'ai lutté... Ecrire avec la tête posée sur la main, prendre expres une position inconfortable, boire, enfin me reveiller par tout les moyens... Mais mes yeux se fermaient tout seuls...
Je me reveille un peu en panique (et m***e j'ai sombré!) calcule que c'etait seulement 10 minutes mais bon, pas top quoi. Enfin je reprend le fil du cours. Bizarrement ca va 'achement mieux! La prof annonce la pose. J'en profite pour mon 3ème aller du jour au toilette (Et oui... Vessie de mouche...) je rerentre en salle en attendant que le cours reprenne. Quand une collègue viens me voir, pédante pour me dire d'un ton très supérieur : "Franchement dormir en cours.. c'est pas sympa pour la prof, un peu de respect c'est pas dur..."

Cela mérite-il un commentaire?

Enfin je la comprend... mais après tout ca la regarde en quoi?
Pour l'après midi, on a une intervention dans un planning familial pour une information sur la contraception. Mais on parle du rôle du planning, et forcement je me retrouve dans la "clientelle". Et là je sens les larmes monter devant toute mes collègues de cours, d'avec qui je ne suis pas vraiment intégrée. J'essaye de contenir mon émotion, mais dur...
Enfin j'y parvient plus ou moins en me cachant dans mon echarpe. Le "cours" fini, les collègues parties choper le bus, je prend rendez- vous avec l'une des intervenant pour discuter. Vraiment ce moment m'a fait sentir que c'etait approprié, les bonnes personnes et que ça me ferait du bien...

En sortant je vois le bus qui se profile à l'arret. Je me met un courrir et je rentre un peu vite entre les portes... arrières. Et je me heurte, physiquement, à 3 contôleurs qui me demande s'il vous plait, la montée c'est par l'avant. (Nouvelle règle lyonnaise anti-fraude) j'etais essouflée, blanche et je lui dit ok je descend j'y vais... je sors et remonte donc. Et là je m'effondre. Litteralement en pleur. Pour rien. Je suis exténuée et je pleure, pleure, pleure. La chauffeuse s'inquiete, les passager s'en foutent. Je fini chez moi après la même problèmatique que le matin et enfin je me pose.

Et là, une amie sur le net se prend une chasse pour rien encore. Je me suis enervée comme je me suis mise à pleurer. C'est fatiguant, usant, et destabilisant.

Pas facile d'être enceinte...
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Publié dans Suivi chronologique

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